Les petits romans

Parce que nos vraies vies ne sont pas toujours de grands romans, mais que dans nos vraies vies il y a plein de petits romans, un blog avec des petits romans de nos vraies vies et aussi des vrais romans qui racontent de fausses vies.
Vous n'avez pas tout compris? le mieux c'est encore de lire...

lundi 31 octobre 2011

"Portrait de créature", chapitre 2-1

En ces temps de Halloween, Toussaint et autre fête des morts, "les petits romans" sont plus que jamais placés sous le signe de notre "créature" romanesque!
Donc, suite de votre feuilleton "gothique" ici:
"Portrait de créature", chapitre 2-1
blog comments powered by Disqus

dimanche 30 octobre 2011

L'invitée du dimanche: " tête à tête avec soi-même"...et Mlle Joe

 Aujourd'hui, notre "invité(e) du dimanche" est Mlle Joe, amie du blog et grande joueuse de mots. Et comme une nouvelle n'arrive jamais seule, ne manquez surtout pas son blog, dont vous nous annonçons l'heureuse arrivée:
 plu'M'ots
Bienvenue à Mlle Joe!
 __________________

Tel magasine va vous suggérer de prendre soin de vous, va vous donner tel conseil pour prolonger l’été, tel autre va vous conseiller une liste de bonnes résolutions, oh et celui-là va dresser votre portrait de « quel(le)- stressé(e) êtes vous ? ». L’invitée du dimanche dans tout ça ? Et bien, loin de tout stress et agitation, loin des titres aguicheurs et vendeurs, elle vous propose quelques lignes, un moment rien qu’à vous…

------
C’est mon truc à mouuahahaha !!!

Tête à tête avec soi même sans se prendre la tête, pour que, pour une fois (ou deux, ou trois…) notre volonté soit fête !
Ça vous parle ? Non ?
*mondieumaisqu’estcequ’elleracontelà ?
« Ces petits moments rien qu’à nous » : c’est mieux ?

C’est l’heure de la rentrée, de la nostalgie, vous avez rangé la panoplie du parfait vacancier(e), le jour est plus court mais la journée plus longue (cherchez l’erreur !) le soleil décline, la lumière blanche et chaude de l’été laisse place à celle de l’automne (Y en a qui aiment, certes oui, mais pas beaucoup..). Le bon temps s’en va donc sur la pointe des pieds… rattrapez-le ! « Hep petit, reste donc un peu ici ! » (tirez sur la manche un peu plus fort s’il le faut !)

Oui oui c’est bien possible ! Alors que le train-train de tous les jours (ou plutôt, la locomotive) est reparti avec vous, voyageur dans la hâte, ces quelques mots glissés dans votre sac prennent tout leur sens !
 
Si l’on a trouvé un pilote pour sauver l’avion, l’on n’a pas encore trouvé le flic pour mettre le temps -ce serial kill’heure- derrière les barreaux… Rien ne presse mais en fait, tout passe… et au final « à chaque minute nous sommes écrasés par l'idée et la sensation du temps » ! Tout va trop vite ou trop lentement, tout va bien sauf que tout va mal, rêves/réalité/envies/obligations/certitudes/doutes/questions : tout se mêle, s’entremêle, se pêle-mêle pour nouer notre quotidien.
Et pourtant…pourtant, il existe un « bouton pause », ou plutôt… des centaines de millions de milliers. Chacun a le sien, secrètement gardé, malicieusement protégé, égoïstement dissimulé….
Appuyez donc !
….
Mais si !
….
Allez !
...

Tout s’arrête pour de bon, pour de vrai. Il n’y a plus rien, plus personne si ce n’est vous… rien que VOUS ! Voyez-vous ce que je veux vous dire ? Vous êtes vous, sans vous fourvoyer, sans plus vous en faire, sans plus avoir à vous justifier. VOUS.
Une minute, une heure, peu importe le temps, seul compte le moment…je parle de cet entre deux entre vous et…vous ! Le matin tôt, le soir tard, entre midi-deux… peu importe ! Vous avez votre pêché (fraisier, abricotier..) (pas) très mignon, cette chose/cet instant « DontOnNeDoitPasPrononcerLeNom ». Oh, inutile de lancer tout de go le boulet de canon « non pas moi ! » car la forteresse de ce jardin secret bien qu’invisible, existe !
Gardez donc vos masques pour ce bal des petites choses si cela vous rassure : mais vous ne craigniez rien puisque vous êtes hôte et maestro de la festivité !

-Compléter sa collection de capuchons de stylo, ou terminer sa cité imaginaire en pâte à modeler,
- Se délecter de ce pot « crème caramel » pour bébé…
ou de ce « fromage bien odorant mais tellement goûtu » avec un bol de chocolat chaud,
-Chanter à tue-tête « Ça plane pour moi » en dansant sur une chorégraphie empruntée aux Claudettes,
-Lire le dernier magazine de potins ou d’actus de musique pour ados,
-Regarder un Disney en tournicotant l’oreille de votre doudou (qui a passé les années, bien dissimulé dans sa cachette secrète-introuvable !),
-Tricoter ses propres chaussons,
-Faire les parcours de jeux pour enfants en s'croyant dans Fort Boyard,
-Faire déborder son bain de mousse et s’imaginer être la fée des eaux (ou le Roi du monde!)
-Passer en mode « grève du style » et enfermer la mode au placard le temps de quelques heures, d’une journée…
-Lire le dernier roman à l’eau de rose de « petite littérature » en s’identifiant à l’héroïne,
-S’installer à une terrasse, siroter un cocktail-de-la-mort-qui-tue et observer la gente masculine/féminine,
-Savourer un pot (entier) de glace vanille/cookies (ou chocolat, ou un gâteau au chocolat, ou le chocolat tout court) devant VOTRE film,
-Se laisser aller à l’appel de la balançoire du parc,
-Se faire un goûter « Kinder » ou « Malabar » (s’amuser avec la surprise, rire à la blague pas si drôle !)
- ….


Chhhhttt ! Non ne me dites rien, gardez-les, gardez votre secret, car… j’ai le même dans sa forme… Avec cette lecture, vous avez souri, et je sais que la prochaine fois que vous ferez ça ou ça (*remplacez le « ça » par la mention utile !), vous y penserez, à ces lignes…et, avec un petit sourire timide, vous rectifierez l’objection de départ par un « oui, c’est vrai », tout à votre bonne’heure !

On se comprend…. Alors, à bon lecteur….

Ps : ne voyez dans les exemples cités, que des…exemples dont la référence est non contractuelle avec l’auteure de ce paragraphe (ou pas entièrement, ou... pas tout à fait). Il me faut garder mes secrets à moi aussi :)


Si « Les deux grands secrets du bonheur sont le plaisir et l'oubli », alors… vous avez déjà fait la moitié du chemin…

Mlle Joe.
blog comments powered by Disqus

vendredi 28 octobre 2011

"Je sais que je... " Roman chapitre 17

Sur ce lien : "Je sais que je..." Roman chapitre 17, retrouvez la suite des aventures de Juliette.
blog comments powered by Disqus

jeudi 27 octobre 2011

"Portrait de créature", chapitre 1-9

Suite du roman sur ce lien :
"Portrait de créature", chapitre 1-9
blog comments powered by Disqus

mercredi 26 octobre 2011

Les mots qui poétisent à nos oreilles


idée de post incongrue, lunaire et certainement somnambule, mais au fil de mes pensées insomniaques, ressassant une litanie de mots destinés à m'apaiser, l'idée m'est venu de parler des mots qu'on aime. De ces mots qu'on aime sans rimes ni raisons.
Petite explication: en lieu et place de moutons, je compte les mots qui m'inspirent. J'en fais parfois des colliers de "cadavres exquis" qui n'émerveillent que moi, mais dans ces moments là, le Pierrot lunaire n'est jamais bien loin.
Pourquoi ne pas compter les moutons? Parce que ça ne marche pas... et qu'il bêlent au fur et à mesure qu'ils passent dans ma tête! Avouez qu'un bêlement n'est pas la plus apaisante des mélodies... passons...
Je noterai au passage que compter ces mots qui dansent à mes oreilles ne m'endort pas plus puisque me voici installé devant mon écran, ma plus "belle plume virtuelle" prête à bondir.
Bref, venons en à l'essentiel. Que l'on aime certains mots pour leur signification (amour, paix, etc... bref, les réponses des miss Univers quoi!), ça se comprend. Mais, pour peu que l'on soit rêveur, enfant et ami de la musique, certains mots "sonnent" joliment à l'oreille... quand bien même leur signification serait risible ou atroce. C'est ainsi que des mots tels que "élégie", "abandon", "digitale" ou encore le célèbre "mélancolie" (bon, j'avoue avoir été, peut-être, dans ce dernier cas, influencé par sa signification) emplissent mes oreilles d'harmonie.
Pour citer d'autres mots-étrangers, ceux là- dès que j'ai entendu "breathe" ou "whisper", j'en ai perçu instinctivement la beauté évoquant le souffle et la légèreté. Comme quoi, certains mots parlent d'eux-mêmes, de par leur beauté. Et le "contigo" espagnol m'émeut à chaque fois, évoquant la force d'un lien, palpable dans le "t" qui se lie avec force avec le "g". On pourrait en citer bien d'autres, la liste est quasi sans fin.
A l'inverse, sans même savoir ce que le mot "prurit" voulait dire, je me doutais bien qu'un aussi moche son ne pouvait aller de pair qu'avec un truc qui gratte!! (au niveau laideur, notons tout de même la misogynie évidente de celui qui a inventé le mot "vulve", ne me dites pas que ce mot est beau à entendre, je ne vous croirais pas!lol)
Bref, petite note de post somnambule et rêveuse pour rêveurs de mots... Et vous? Quels sont les mots qui poétisent à vos oreilles?
blog comments powered by Disqus

mardi 25 octobre 2011

"Portrait de créature", chapitre 1-8

Suite du roman sur ce lien :
"Portrait de créature", chapitre 1-8
blog comments powered by Disqus

lundi 24 octobre 2011

"Portrait de créature", chapitre 1-7

Suite du roman sur ce lien :
"Portrait de créature", chapitre 1-7
blog comments powered by Disqus

vendredi 21 octobre 2011

"Portrait de créature", chapitre 1-6

Suite du roman sur ce lien :
"Portrait de créature", chapitre 1-6
blog comments powered by Disqus

jeudi 20 octobre 2011

"Portrait de créature", chapitre 1-5

Suite du roman sur ce lien :
"Portrait de créature", chapitre 1-5
blog comments powered by Disqus

mercredi 19 octobre 2011

"Portrait de créature", chapitre 1-4

Suite du roman sur ce lien :
"Portrait de créature", chapitre 1-4
blog comments powered by Disqus

lundi 17 octobre 2011

"Je sais que je... " Roman chapitre 16

Sur ce lien : "Je sais que je..." Roman chapitre 16, retrouvez la suite des aventures de Juliette.
blog comments powered by Disqus

vendredi 14 octobre 2011

"Portrait de créature", chapitre 1-3

Suite du roman sur ce lien :
"Portrait de créature", chapitre 1-3
blog comments powered by Disqus

mercredi 12 octobre 2011

"l'ami Graine"...

Puisque ce blog est mon petit espace de liberté, je peux bien partager avec vous  l'amitié toujours pesante qui me lie avec Monsieur Graine. Ce monsieur, sans-gêne et fort peu discret, s'invite de façon récurrente dans ma boite crânienne et laisse le corps et l'esprit en lambeaux qui se régénèrent peu à peu, histoire que Mister Graine puisse tranquillement revenir.
L'ami Graine est un gros lourd et le pire, c'est qu'il n'en a strictement rien à battre... Quoique... Justement il bat! et même très très fort!!
Tout le monde a déjà eu mal au crâne ou peut du moins deviner ce que peut être une véritable, grande et parfaite migraine. Ceci dit, bien des gens s'imaginent que la migraine est un simple mal léger et superficiel point trop invalidant. Ces gens n'ont pas véritablement reçu la visite de Graine! Et, pour eux, le ou la migraineux(se) écroulé(e) dans le noir et le silence est quasiment un paresseux, ou du moins "quelqu'un qui s'écoute".
Et ben non les cocos!! Vous n'avez pas connu ça : migraine de Nietzsche !! Ok, la lecture de cet article est fort clinique et un peu aride, mais si vous n'êtes pas un vrai migraineux et que vous voulez avoir un tantinet soit peu d'empathie pour ceux qui le sont vraiment à donf, lisez bien le descriptif de cette migraine.
Je ne peux mieux décrire toutes les étapes et les particularités provoquées par la visite de Monsieur Graine.
Je vous préciserai simplement qu'une vraie grande belle migraine s'accompagne d'absolument tous les symptômes listés dans cet article!!
Et pour bien enfoncer le clou, histoire de voir si vous avez bien saisi (oui, je suis lourd aussi!lol), je vais reprendre un à un ces vêtements de plomb qui habillent mon ami malgré moi:
1/ troubles visuels, de la parole et de la concentration (en gros: vous ne voyez plus que des flashs lumineux qui piquent les yeux, vous ne savez plus lire et vous ne savez plus parler. Vous êtes... un légume!)
2/ douleurs intenses et répétées(le fameux "marteau piqueur") derrière l’œil, sur toute la moitié du crâne, le tout joyeusement accompagné de sensations de paralysies diverses et de paresthésies. Bien évidemment les douleurs irradient parfois dans tout le corps (ben oui, c'est tellement plus agréable!)
3/ vomissements, mal de mer, pertes de connaissance (no comment)
4/ le bruit, la lumière et les odeurs sont vos pires ennemis et vous torturent littéralement.
les sensations ressenties vous donnent l'impression d'être devenu ça! :
gore mais parlant!
Et pour corser le tout, sachez que ces joyeusetés durent souvent 24 ou 48 heures et même plus si affinités. Bref, vous ne pouvez rien faire pendant que Mister Graine vous cloue au lit (et ce, sans orgasme!) et vous vous sentez parfois complètement inutile (ben oui, Mademoiselle Déprime accompagne souvent l'ami Graine, c'est tellement mieux à plusieurs!lol)
Pour conclure, sachez que je suis bien évidemment conscient qu'il y a bien pire que les visites de Monsieur Graine en ce bas monde, bien bien pire. Mais, par pitié!lol, ne dites plus jamais que les vrais migraineux sont des gros paresseux! 
Ceci était mon petit combat du jour!lol










blog comments powered by Disqus

mardi 11 octobre 2011

"Portrait de créature", chapitre 1-2


Suite du roman sur ce lien :
"Portrait de créature", chapitre 1-2
blog comments powered by Disqus

lundi 10 octobre 2011

Rêve et réalités...

Attention, ceci n'est pas tout à fait un post!
Enfin... du moins pas un post comme les autres. Ceci est en effet un post d'introduction...
Introduction à quoi donc? Et bien à une nouvelle aventure romanesque (dans le sens "nouveau roman") puisque je vous présente en avant-première mondiale un nouveau roman à suivre en épisodes (multiples et variés) sur le blog :"Portrait de créature".
La particularité de ce nouveau roman (très différent des aventures de Juliette dans "Je sais que...")  est de n'avoir nécessité aucune recherche ou introspection puisque l'histoire m'a sauvagement sauté à la gueule lors d'un rêve (ou cauchemar, comme vous pourrez juger).
Je suppose qu'il vous est tous arrivé de faire des rêves si puissants, si "scénarisés" que vous en perdiez le sens du réel et qu'au réveil (ou ce qu'on peut supposer comme tel), vous étiez alors pris d'une fugace et chancelante hésitation : "étais-je bien dans un rêve ou dans une réalité?"
Les méandres de notre inconscient et de notre cerveau sont tels que bien des rêves paraissent plus vivants que le réel... Si vivants qu'on aimerait parfois ne vivre que dedans... mais ceci est un autre problème.
Bref, "Portrait de créature" a été entièrement, et dans-presque-tous les plus infimes détails, concocté par le rêve.
Il ne me restait donc plus qu'à rédiger ce que la nuit m'avait conté... Ce qui est très difficile, mais je vais tenter l'exercice.
Bref, place à de nouvelles aventures dans un roman à caractère légèrement gothique, et pour ce faire, veuillez cliquez ici :
"Portrait de créature" chapitre 1-1

blog comments powered by Disqus

vendredi 7 octobre 2011

"Je sais que je... " Roman chapitre 15

Sur ce lien : "Je sais que je..." Roman chapitre 15, retrouvez la suite des aventures de Juliette.
blog comments powered by Disqus

jeudi 6 octobre 2011

"Je sais que je... " Roman chapitre 14

Sur ce lien : "Je sais que je..." Roman chapitre 14, retrouvez la suite des aventures de Juliette.
blog comments powered by Disqus

mercredi 5 octobre 2011

"La fosse aux serpents"

Et oui, "les petits romans" plongés dans une vague de semi-vacances prolongée en pause forcée renaissent peu à peu de leurs cendres avec un post ciné au titre quasi apocalyptique.
Je prévoyais tout d'abord reprendre le blog avec un post sur "le petit Carla illustré" ou "comment décrypter notre première dame", ce qui n'est pas si évident que ça, croyez-moi!
Cependant, un film visionné il y a quelques mois courait et volait dans ma mémoire, un film si impressionnant d'intemporalité qu'il me fallait bien vous le présenter. Ce film date de 1948 et s'appelle donc "la fosse aux serpents" (en angliche : "the snake pit").
Je ne suis pas critique ciné et ne possède pas le vocabulaire technique ou le champ lexical approprié pour vous décrire les divers plans américains, fixes ou camerounais (ou autres!) ni les jeux de caméra, de travelling, etc... Mes compétences sont plutôt de l'ordre du "J'aime, j'aime pas!"
Je vais donc faire un léger effort explicatif car je concède que le "j'aime-j'aime-pas" est un peu court en somme.
Je dois tout d'abord vous conter (tel le barde paresseux que je suis) ce qui m'a amené à regarder ce film. Je suis pris, de temps en temps, de vagues de nostalgie et d'envie de films en noir et blanc où le crépitement de la caméra, le grésillement de la musique et le jeu parfois vieillot des acteurs  vous plongent directement dans un temps-que je n'ai bien sur pas connu-mais qui parle à tout amateur de soirée "cinéma de minuit" (oui, avec le générique que vous savez!) au coin du feu. Et là je m'enfile des tonnes de vieux films (spécialement ceux des années 30 et 40) parfois pas spécialement réussis. Le vieux film en N et B n'est pas forcément gage de qualité, les bouses ayant existé de tout temps, croyez-moi!
Puis, après un rapide passage sur la liste des films 40's d'Allociné, je décide de mater (un peu sans grand enthousiasme) "la fosse aux serpents". Le thème me paraissait intéressant, mais j'avoue que la présence de l'actrice principale, Olivia de Havilland, me laissait perplexe. Ben oui, dans ma grande non-culture ciné à donf, cette actrice ne m'avait laissé qu'un vague et pas top souvenir dans la méga-giga-superproduction de l'époque :"Autant en emporte le vent". Certes, ce film est quelque part un chef d’œuvre, mais il est aussi un peu trop mélo à l'eau de rose à mon goût et, même si je n'ai pas boudé mon plaisir en le voyant, assez inégalement joué. Quant à miss de Havilland, elle y est franchement nunuche!
Puis... visionnage de "la fosse aux serpents"... et je reste sans voix! Mille excuses à Melle de Havilland si elle parcourt ce post!! Car, le saviez-vous, cette légende de Hollywood est toujours vivante et réside même régulièrement en France.
Mille et mille excuses car elle est véritablement, dans ce film, une des plus puissantes actrices que j'ai jamais vue! Tout d'abord, sachez que ce film à la réalisation incroyablement moderne est volontairement sobre: sobriété des lieux, sobriété des lumières, sobriété du jeu, etc... Il est volontairement spartiate sans être aride. Les thèses psychologiques présentées dans le film sont les seules choses qui aient vieilli. Ce film ne "fait" absolument pas "années 40". Je ne pourrais même pas dire qu'il "fait moderne". Il est tout simplement, je le redis, intemporel. L'actrice, pas maquillée du tout, chose rare pour Hollywood, surtout à l'époque du glamour, présente tous les visages de la folie sans que le trait ne soit forcé à aucun moment. J'ai rarement vu un acteur faire évoluer son personnage  avec autant de force,  et en quelques secondes, sans presque changer quoi que ce soit de son expression physique. En fait, c'est tout simplement indescriptible. Le côté glaçant du film, presque clinique, vient appuyer cette sensation de "vertige venu d'on ne sait où". Le regard de l'actrice m'a trotté dans la tête jusqu'à maintenant, et c'est peut-être bien pour essayer de m'en défaire un peu que je glisse ici quelques phrases maladroites à propos de "la fosse aux serpents"...qui sait? lol.
Bref, cherchez-le, téléchargez-le et regardez-le. Ce n'est pas un divertissement, ce n'est peut-être pas un chef d’œuvre absolu (quoique!), mais c'est plus qu'un film... Intemporel je vous dis!!


blog comments powered by Disqus
Une erreur est survenue dans ce gadget