Les petits romans

Parce que nos vraies vies ne sont pas toujours de grands romans, mais que dans nos vraies vies il y a plein de petits romans, un blog avec des petits romans de nos vraies vies et aussi des vrais romans qui racontent de fausses vies.
Vous n'avez pas tout compris? le mieux c'est encore de lire...

mardi 28 juin 2011

Patchwork japonais...

Je glisserai en premier lieu une pensée émue et amicale à nos amis japonais qui doivent quand même continuer à en baver sec. Que tout ça arrive dans un pays sur-développé ne peut que nous effrayer, nous autres qui nous pensions protégés par nos technologies et notre fric (si, si! on est encore un pays riche). Le malheur japonais est bien la preuve que, non!, ça n'arrive pas que dans les pays pauvrissimes.
Mais ceci pourrait faire l'objet d'un autre post. Car pourquoi cette pensée particulièrement nippone aujourd'hui?
Parce que, aujourd'hui justement, j'aurais du être de retour d'un séjour de pratiquement deux mois à Kyoto! Ce n'est bien entendu que partie remise, mais je me délectais d'avance de partager le quotidien du Kyoto traditionnel et artistique en m'initiant au shamisen et à la cérémonie du thé, le tout bercé par la sérénité du ryokan où j'avais prévu de poser mes fesses. Mais les tremblements nucléaires m'ont privé (oui, c'est un peu égoïste de ma part) de mon petit printemps made in Kyoto (avec cerisiers en fleurs, danses du fleuve kamo et tout le tralala)...
Oui, j'avais prévu (de très longue date) de m'initier au japon traditionnel qu'on retrouve surtout (enfin, c'est un peu cliché de dire ça) à Kyoto.
Alors, bien entendu, vous vous dites:"et voir des geisha?!!". Tout d'abord, les "geisha" de Kyoto sont des "geiko". De plus, et même si j'aurais effectivement pu en rencontrer certaines, ce n'est pas si facile de lier connaissance avec ces artistes si représentatives (et mal connues) du japon idéalisé. L'avantage du printemps, c'est qu'elles se produisent à cette saison, lors d'un festival traditionnel, devant un public beaucoup plus large que ceux des zashiki. Et ça, ce doit être inoubliable!(cf cette vidéo qui m'a toujours fait rêver : vidéo qui fait rêver!)
Maintenant, je vous avouerais que pour m'être (un peu) penché sur le sujet, le monde des geisha (geiko) n'est pas si mystérieux qu'il en a l'air. Passons sur le monde des geisha d'antan, celui d’aujourd’hui rappelle fortement le monde (assez privé et drastique également) de l'Opéra de Paris. Le plus étonnant chez ces artistes complètes (ou du moins qui s’essaient à la polyvalence) est qu'elles vivent leur art différemment en ce sens où elles "sont" leur art : maquillage et kimono bien sûr (bien que le maquillage typique que l'on connait ne concerne le plus souvent que les apprenties ou les jeunes et ce, surtout, pour les grandes cérémonies) mais aussi postures, langage, voix, pensée, etc... Bref, la personne devient autre, preuve en est que la jeune apprentie(maiko) qui débute dans son art change de nom. Magnifique et dur apprentissage esthétique.
Enfin, si vous voulez en savoir plus sur la question, je vous conseillerais un seul livre plutôt sérieux et bien fait(il en existe de nombreux autres, mais soit trop complexes, soit complètement à côté de la plaque): "Geisha" de Liza Dalby.
Bon, mon propos initial n'était pas de m'appesantir sur les geiko, mais je reviendrai certainement régulièrement sur mon amitié (novice) pour le japon artistique et culturel.
Je finirai cette note en détruisant un mythe et en reprenant mon obsession de la bouffe(ouh le vilain!) : vous pensiez que manger japonais faisait maigrir, que vous pouviez vous empiffrer de bouffe nippone en perdant du gras (tout en regardant des séries) puisque, forcément, vous ne connaissez que les sushi...
Et ben NON! Regardez ce joli okonomiyaki:

 ou encore celui-ci ! :
Et bien croyez-moi sur parole, notre tartiflette, à côté, c'est du "kloug" de fiotte!!
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