Les petits romans

Parce que nos vraies vies ne sont pas toujours de grands romans, mais que dans nos vraies vies il y a plein de petits romans, un blog avec des petits romans de nos vraies vies et aussi des vrais romans qui racontent de fausses vies.
Vous n'avez pas tout compris? le mieux c'est encore de lire...

jeudi 30 juin 2011

Le "Miaou" du chat...


Aujourd'hui, mon serviteur, et néanmoins ami, Guigui me laisse mettre la patte à la pâte de son blog. Je lui en sais gré et l'ai déjà remercié par ma simple présence. Certains humains ne sont pas si mal...
Tout d'abord, une vérité à rétablir: je ne suis pas une faignasse! Ce mot n'existe d'ailleurs pas dans le langage félin puisque notre repos est avant tout esthétique et nécessaire. Comment voudriez-vous que, nous autres chats, puissions conserver, du moins pour certains, notre grâce nonchalante si nous ne prenions pas un repos salvateur. Prenez en de la graine d'herbe à chats! Ensuite, m'insurger contre une évidence: qu'irais-je donc faire à m'amuser avec des souris en plastique manipulées (c'est bien trop visible) comme de crétines marionnettes par les mains de l'Homme! Ceci ne remplacera jamais la joie de la chasse qui peut vous sembler cruelle, mais qui n'est que l'expression de notre ascendance aristocratique.
Il est d'ailleurs difficile pour un chat d'appartement de conserver son élégance féline. Combien de mes congénères, boulimiques et amorphes dans leurs deux pièces (parfois bondés de grands et petits humains!), gavés de croquettes ou de pâtés, se retrouvent le ventre rebondi et l’œil terne! Comment voulez-vous que ces chats-là aient envie de chasser ne serait-ce qu'une-fausse-souris trisomique?! Cette "grassouillerie" m'a d'ailleurs guettée plus d'une fois, mais, foi de jolie chatounette à la petite robe noire et veloutée, mince et mignonnette je suis, mince et mignonnette je resterai! Et pour exercer ma souplesse, je chasse moucherons et moustiques, ce qui nécessite bon œil et vélocité. Ok, j'ai l'air (pour un oeil humain non exercé) un peu concon à chasser des trucs que je ne peux même pas bouffer, mais, au moins, je chasse du "vivant"!
Et puis, c'est là mon secret, je me mets au régime: je ne mange que l'excellence et la fraîcheur incarnées en petites quantités savoureuses. Mon serviteur à deux pattes râle même du porte-monnaie puisque je refuse, d'un léger mouvement de tête impérial, de manger quoi que ce soit d'ouvert ou d'acheté depuis plus d'une journée. On est altesse ou on ne l'est pas!
Je conseillerais à mes amis chats de garder coute que coute une ligne féline, cette grâce fragile donnera plus de poids (si je puis dire) au regard de Bambi qu'on lance à notre humain quand on veut quelque chose. Croyez-moi sur "Miaou", point n'est besoin pour moi de miauler à tout va: un seul regard énamouré légèrement teinté de tristesse (je me mets alors dans la peau du personnage du "chaton abandonné"), un seul petit "Mii" tout discret et votre humain, soudain coupable, vous cédera tout. Les Hommes sont si prévisibles.
N'hésitez pas à les remercier de câlins langoureux, ils adorent ça! Et par la même, leurs mains (malhabiles et simiesques, certes) caressant votre pelage, lui donneront lustre et patine artistiques. L'humain est quand même parfois utile, avouons-le!
Bref, notre humain est bien sûr une espèce encore en voie de développement, mais reconnaissons tout de même ses quelques indispensables qualités. Le tout est de bien l'éduquer! Et notre mission sur terre n'est elle pas de lui apprendre le repos, la patience, la joie des petits riens, la volupté et la nuance?! Je dirai d'un "Miaou" assuré que nous nous devons à notre mission!
Et d'un coup aérien de ma patte de velours de vous dis à bientôt... si je le veux bien...

Boubette de Guigui-les-petits-romans
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mercredi 29 juin 2011

"Je sais que je... " Roman chapitre 11

Sur ce lien : "Je sais que je..."Roman chapitre 11, retrouvez la suite des aventures de Juliette.
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mardi 28 juin 2011

Patchwork japonais...

Je glisserai en premier lieu une pensée émue et amicale à nos amis japonais qui doivent quand même continuer à en baver sec. Que tout ça arrive dans un pays sur-développé ne peut que nous effrayer, nous autres qui nous pensions protégés par nos technologies et notre fric (si, si! on est encore un pays riche). Le malheur japonais est bien la preuve que, non!, ça n'arrive pas que dans les pays pauvrissimes.
Mais ceci pourrait faire l'objet d'un autre post. Car pourquoi cette pensée particulièrement nippone aujourd'hui?
Parce que, aujourd'hui justement, j'aurais du être de retour d'un séjour de pratiquement deux mois à Kyoto! Ce n'est bien entendu que partie remise, mais je me délectais d'avance de partager le quotidien du Kyoto traditionnel et artistique en m'initiant au shamisen et à la cérémonie du thé, le tout bercé par la sérénité du ryokan où j'avais prévu de poser mes fesses. Mais les tremblements nucléaires m'ont privé (oui, c'est un peu égoïste de ma part) de mon petit printemps made in Kyoto (avec cerisiers en fleurs, danses du fleuve kamo et tout le tralala)...
Oui, j'avais prévu (de très longue date) de m'initier au japon traditionnel qu'on retrouve surtout (enfin, c'est un peu cliché de dire ça) à Kyoto.
Alors, bien entendu, vous vous dites:"et voir des geisha?!!". Tout d'abord, les "geisha" de Kyoto sont des "geiko". De plus, et même si j'aurais effectivement pu en rencontrer certaines, ce n'est pas si facile de lier connaissance avec ces artistes si représentatives (et mal connues) du japon idéalisé. L'avantage du printemps, c'est qu'elles se produisent à cette saison, lors d'un festival traditionnel, devant un public beaucoup plus large que ceux des zashiki. Et ça, ce doit être inoubliable!(cf cette vidéo qui m'a toujours fait rêver : vidéo qui fait rêver!)
Maintenant, je vous avouerais que pour m'être (un peu) penché sur le sujet, le monde des geisha (geiko) n'est pas si mystérieux qu'il en a l'air. Passons sur le monde des geisha d'antan, celui d’aujourd’hui rappelle fortement le monde (assez privé et drastique également) de l'Opéra de Paris. Le plus étonnant chez ces artistes complètes (ou du moins qui s’essaient à la polyvalence) est qu'elles vivent leur art différemment en ce sens où elles "sont" leur art : maquillage et kimono bien sûr (bien que le maquillage typique que l'on connait ne concerne le plus souvent que les apprenties ou les jeunes et ce, surtout, pour les grandes cérémonies) mais aussi postures, langage, voix, pensée, etc... Bref, la personne devient autre, preuve en est que la jeune apprentie(maiko) qui débute dans son art change de nom. Magnifique et dur apprentissage esthétique.
Enfin, si vous voulez en savoir plus sur la question, je vous conseillerais un seul livre plutôt sérieux et bien fait(il en existe de nombreux autres, mais soit trop complexes, soit complètement à côté de la plaque): "Geisha" de Liza Dalby.
Bon, mon propos initial n'était pas de m'appesantir sur les geiko, mais je reviendrai certainement régulièrement sur mon amitié (novice) pour le japon artistique et culturel.
Je finirai cette note en détruisant un mythe et en reprenant mon obsession de la bouffe(ouh le vilain!) : vous pensiez que manger japonais faisait maigrir, que vous pouviez vous empiffrer de bouffe nippone en perdant du gras (tout en regardant des séries) puisque, forcément, vous ne connaissez que les sushi...
Et ben NON! Regardez ce joli okonomiyaki:

 ou encore celui-ci ! :
Et bien croyez-moi sur parole, notre tartiflette, à côté, c'est du "kloug" de fiotte!!
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lundi 27 juin 2011

Dwich, oh mon dwich!

Aujourd'hui, je voudrais rendre hommage à un homme sans qui mes orgasmes gastronomiques ne seraient pas les mêmes : Lord Sandwich! Car le sandwich ou "dwich", de son petit nom taquin, je l'aime, je le dévore, je le déguste, je le sniffe, je me le mets en intra-veineuse, je le...Rhhhhaaaaaaa!!!
mange-moi!
Hum! Veuillez excuser ce petit instant d'onanisme involontaire. Oui, l'Homme inventa la bouffe et Dieu fait Homme créa "THE" sandwich. Afin de tenter d'illustrer ce post, j'ai "googlisé" : "sandwich" pour les pics et mon choix fut d'autant plus impossible que, gnnnéééé!!, trop faim en voyant toutes ces tranches de pain gainant voluptueusement les garnitures les plus douces ou croquantes, une légère larme de sauce se glissant le long de leurs flancs... Et mon âme gloutonne chancelle de désir! Pourquoi tant d'amour, me direz-vous? Parce que le sandwich, à la fois simple et complexe, s'adapte à la personnalité de chacun.
Tout d'abord, une précision, notre jambon-beurre franchouillard peut être parfois succulent, mais nous ne sommes pas le pays du sandwich (même si on y vient à petits pas); à ce niveau, les "english" nous battent à plates coutures, l'Italie aussi, et même l'Espagne qui donne à ce petit délice culinaire le joli nom de "bocadillo", dont la sonorité croustillante titille déjà le palais, en plus ces derniers sont souvent petits et très mimi (mais, rassurez-vous, servis en plusieurs exemplaires à la fois)
Déshabillons, dans un strip-tease que Dita elle-même ne réussirait pas, ce sandwich aux mille couleurs.
Tout d'abord, les 2 (ou 3 ou même plus) tranches de pain, et là... le moins qu'on puisse dire c'est qu'il y a du choix: de la baguette croustillante, en passant par le bagel, le suédois, les pains aux céréales, au lin, le pain brioché, ceux qui cachent un cœur de mie tendre sous une croute qui pétille, etc, etc... Et puis, vous pouvez toaster ces tartines, les griller, les chauffer, les... Rhhhhaaaa (une fois de plus)
Après, se pose la question de la ou des sauces: mayonnaise grassouillette ou barbecue fumé, tartare qui fouette ou recette miraculeuse expresse (involontaire et donc impossible à refaire), bref, laquelle viendra caresser langoureusement le croquant ou le fondant des salades, cornichons, tomates, jambon serrano, bacon... Et choisirons-nous juste un filet d'huile d'olive "comme là-bas, dis!", pour faire glousser de plaisir le "queso manchego", la mimolette (aah, quel doux ami), ou le chèvre fondant car légèrement poêlé... Oui, que ferons-nous? Qui-suis? Que mangerai-je? Que sandwicherai-je?!! Trop de choix cornéliens pour composer ce qui sera ZE dwich qu'on aime et qu'on regardera ému quand celui-ci nous dira tendrement son premier mot : "papa!" (ou "maman!"). Ce sera d'ailleurs son premier et dernier mot car le dwich, non mais d'abord, on va le bouffer!!! RRRhhhaaa!!!!
Ci dessous le dwich made in Bouba qui m'a inspiré ce post délirant où mes neurones ont implosé:
c'est y pas beau quand-même!
Et ici la recette du dit dwich (parce que, ok, c'est rien à faire, mais quand même!):
"Poulet, tomates, basilic frais, mozzarella di buffala ( très important !! ) , salade ( italian mix, roquette etc...), une pointe de mayonnaise et du pain de mie complet que je ne trouve qu'en Angleterre, pour la France préférer deux bonne tranches de pain de campagne bien frais ( croute bien croustillante et mie bien moelleuse ) c'est tout con mais trop bon !!!" Merci Bouba!!
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samedi 25 juin 2011

"Je sais que je... " Roman chapitre 9-10

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vendredi 24 juin 2011

conter sur papier...

Cela fait un (léger) petit moment que je gribouille sur ce blog. J'aimerais vous parler du plaisir d'écrire, que ce soit sur papier, sur ordi ou ailleurs (ardoise, sable, etc...). J'appelle ça "conter sur papier", même si mes doigts peu agiles pianotent plus sur le clavier qu'ils ne saisissent une plume qui prend la poussière dans un coin. Peu importe puisque j'écris. Et tout le monde peut écrire... Qu'entends-je? "je ne sais pas écrire! Je n'ose pas!" Mais braves gens, moi non plus je n'ose pas toujours, moi non plus je ne sais pas réellement écrire. J'ai longtemps bridé mes envies de "contage" parce que tant de grands auteurs  feraient rougir de honte mes petits délires et parce que, certainement, bien des gens doivent trouver mon style(si tant est que j'en ai un) peu travaillé. Et alors? Pourquoi bouderions-nous notre plaisir? Car c'en est un... Bien entendu, "attaquer" une page blanche tient plus du devoir qu'on s'impose que de la joie, mais, tentez l'expérience, on pose, sur cette page ou sur cet écran, un mot puis un autre et encore un autre et on s'aperçoit bien vite que les mots se suivent, ne se ressemblent pas et dessinent un texte... C'est la magie de l'esprit qui s'allonge dans une pose souvent imprévue. Écrire repose, clarifie les pensées et les fait grandir. Ce qui vous paraît tourmenté, insaisissable et flou dans votre esprit devient limpide dès que les mots donnent un sens à votre brouillon intérieur.
Et puis... je citerai ici un exemple très cliché mais oh combien vrai. Dire "je t'aime" est une chose, l'écrire en est une autre... Je relis ce "je t'aime" que l'on m'a écrit ou que l'on m'écrira, je le relis encore, j'en caresse les courbes du regard, les jambes du "t" et du "m", la rondeur du "a" et du "e"... L'instant peut être passé définitif mais il exhale à nouveau son parfum, un parfum de nostalgie ou de plaisir, mais il revit.
"Je t'aime" et je te l'écris...
Écrire témoigne de vous-même, de ce que vous êtes sur l'instant et que vous redécouvrirez plus tard, un sourire ému aux lèvres.
Écrire est un partage, partage avec soi et avec les autres... Ce pourrait d'ailleurs être un grand plaisir, dans un futur plus ou moins proche et selon vos envies, que de partager ces "petits romans" qui ne sont pas que miens avec les vôtres. Tous vos instants de vie les plus fous ou les plus doux, tous vos "petits" billets d'humeur les plus cocasses pourraient être les bienvenus dans mon petit monde sur "papier". Et si "mes petits romans" vous donnent envie d'embellir "les petits romans" de vos vies, je les glisserais ici avec plaisir. Puisque nous sommes tous et toutes des "conteurs sur papier"...

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jeudi 23 juin 2011

Le charme discret des charmeurs(ses) de gens

Pour rebondir sur mon post à propos des terrasses de café, il m'arrive de tomber sur certaines scènes de séduction plutôt savoureuses. Force est d'avouer que les clichés les plus tenaces se vérifient souvent: sourires séducteurs et/ou mielleux et torses bombés des garçons, cheveux entortillés autour de l'index, jambes négligemment et très savamment croisées des filles, le tout avec un regard qui se voudrait complice malgré l'incertitude du couple en devenir. C'est frais, parfois pathétique, toujours attendrissant. Mais certains s'en sortent nettement mieux que d'autres.
Se pose la question du charme. Certes, le charme est subjectif, oui on peut être charmant à certains moments et pas à d'autres, oui chacun a "son" charme...et ben non! Pas d'accord, mais alors pas du tout. Car vous connaissez tous de ces gens, pas forcément sublimes, qui séduisent sans le vouloir(?) quoiqu'ils fassent. Qu'ils se taisent ou non, lookés ou crados, vulgaires ou pas, rien à faire, "ces" charmeurs charment à tout va, avec insouciance... On ne parle pas dans ce post, du dragueur lourd ou de la poufe ou pétasse (version "classe" de la poufe, c'est à dire une poufe qui fait la gueule) ni de l'auto-proclamé-"bogosse" avec toute la quincaillerie qui va avec. Eux ne sont "charmants" que dans leurs têtes!
Le ou la vraie charmeur(se) est léger(e), séduit d'un sourire peu appuyé jusqu'à l’irascible clébard de votre concierge ou encore le sale gosse qui vous déchire les tympans au rayon jouets de l'hyper du coin jusqu'à ce qu'il stoppe ses hurlements (heureusement, sinon vous alliez commettre un infanticide), en extase devant le charme discret du sourire de notre séducteur(trice), pendant que sa mère exténuée, bien évidemment séduite à son tour, remercie le ou la charmeur(se).
Et le pire, c'est que quand vous essayez de faire pareil que ces screugneugneu de "charmeurs de gens", et bien soit vous ressemblez au serpent Kaa du "livre de la jungle" et ça fait peur, soit ça ne vous est tellement pas naturel que vous avez l'air d'un psychopathe en manque de victime!
La nature est d'ailleurs (bien ou mal) faite ainsi que le charme ne dépend absolument pas de la beauté physique de l'individu, même s'il est plus commode d'avoir un regard velouté avec des yeux noirs plutôt qu'avec des yeux clairs (j'en sais quelque chose! mes tentatives de regard charmeur étant plus proches du loup trisomique affamé que du bambi qui veut un câlin). Bref, la vie est trop injuste!
Alors, que faire? Zatizecouechtione une fois de plus! Et bien, mes pauvres amis, je n'en sais bien rien! Si ce n'est, au cas où vous auriez des vues sur une personne précise, fuir au galop ces charmeurs(ses) qui vous coifferaient alors au poteau!
Agaga!!!

Grrr!! sur "Georges", ça va (quoique...), sur moi, ça fait échappé de l'asile psy!
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mercredi 22 juin 2011

"Je sais que je... " Roman chapitre 8

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mardi 21 juin 2011

terrasse de café...

J'aime Prague, j'aime Londres, j'aime Madrid, j'aime Barcelone et j'aime encore de nombreuses (grandes) villes... Chacune offre ses petits et grands plaisirs, ses lieux qu'on aimerait croire inconnus, ses habitudes pittoresques mais aucune n'offre de terrasses de café. Je veux parler ici de VRAIES terrasses de café, celles qu'on trouve juste en bas de chez soi, spacieuses ou juste réduites au strict minimum du coin de trottoir où on s'entasse, la tasse au bec et la cigarette (ou l'e-cigarette, au choix) jamais très loin.
Bien entendu, on m'objectera que les terrasses, on en trouve partout. Certes, mais pas avec ce petit rien très parisien français qui fait la différence. Je pense que nombreux sont ceux qui, revenant d'un voyage, s'assoient à une terrasse en se disant "on est quand même bien..."
Notre culture française tourne énormément autour de la table, mais pas uniquement autour de la bouffe. S'asseoir, se poser et discuter de tout et n'importe quoi pendant de longues heures, parfois uniquement en buvant un café (refroidi très vite), c'est une habitude généralement française et qui prend tout son envol à Paris (oui, je sais: Paris, toujours Paris!).
C'est ce qui me manque le plus quand je pars de Paris. Je peste, comme tout le monde, contre le service souvent lent et pas aimable, contre les prix outrageusement outrageux, mais retrouver ses amis au café donne une dimension différente à ces instants d'amitié: plus d'intimité, l'impression d'être "comme" chez soi mais justement pas chez soi, ce qui libère et détend...
Mes amis étrangers ont toujours été frappés par notre propension à passer de longues, très longues heures à table. Eux, ils mangent, et puis c'est tout! Mais cet alanguissement attablé, pour peu que ces chers autochtones d'ailleurs se prêtent au jeu, vient très vite les séduire. Les terrasses de café, ce ne sont pas que des terrasses avec du café, c'est bien autre chose...
Un éveil des beaux jours, un instant de paresse et de contemplation, l'impression de refaire son monde et le sentiment de regarder le monde des autres à travers une fenêtre entrouverte.
Que les cafés aient été de tout temps des repaires d'artistes, écrivains et autres trublions n'a rien d'étonnant. C'est un cliché qui continue à être vrai. Y créaient-ils vraiment d'inoubliables œuvres? Rien n'est moins sûr... Mais ils y respiraient cet air léger qui ouvre l'esprit, parfois sur des petits riens inutiles et futiles pourtant essentiels. L'esprit y puise son repos et se prépare à créer, "pas tout de suite", mais bientôt... C'est en fait l’espace-temps où tout un chacun, poète ou trader, prend le temps d'être dans le présent.
Il existe de nombreux lieux où l'on peut se poser avec tendresse, ici ou ailleurs. J'en ai connu de très poétiques à Prague. Mais pas comme ces terrasses, parfois laides et incongrues et justement pas si poétiques, que Paris se plait à installer pour peu que le trottoir fasse plus d'un mètre de large. Bruyantes parfois, où l'on "déguste" un café souvent immonde, mais rien n'y fait, les terrasses...on s'y pose en attendant que le monde vous sourit...
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lundi 20 juin 2011

L'e-cigarette, c'est vraiment chouette!

ça y est! C'est quasi officiel, cela fait très exactement deux mois que je n'ai pas fumé de vraie cigarette (si on excepte deux bouffées qui m'avaient sauvagement agressé par surprise).
Sachant que:
1/ Je n'avais pas du tout décidé d'arrêter la clope
2/ Je n'étais pas du tout du tout motivé pour arrêter la dite clope
3/ Je fumais beaucoup et sans aucune culpabilité
ceci tient donc du miracle. Dieu existerait-il? Hmmm?  Si l'on veut parler un peu plus sérieusement, il faut bien reconnaître que la clope pue, que c'est mauvais pour la santé (on le saura!) et que finalement, mieux vaut ne pas commencer. Seulement, ces arguments n'ont généralement aucune prise sur le fumeur. Je dirais même que l'argument choc à l'américaine qui aurait tendance à diaboliser le fumeur ("smoking is the devil!!") provoquerait, surtout en France, l'effet inverse, tant nous avons l'esprit de contradiction. Savoir que fumer était de plus en plus interdit ne m'a jamais autant donné envie de fumer! Oui, "I am a rebel" ( un rebelle en toc, mais quand même). Les seuls arguments qui eurent un minimum d'impact sur moi furent les diverses flambées de prix qui, avouons-le, ont bien rempli les caisses de l’État plus qu'elles n'ont véritablement réglé le problème. La preuve : j'avais fini par "entuber" mes clopes au lieu de les acheter en paquets (cherchez donc sur Google comment on "entube" une cigarette!lol). Et j'avais décidé de fumer jusqu'à la fin de mes jours, écourtés peut-être, mais c'étaient mes jours à moi. Ok, ce que je dis est très con, n'empêche que vous n'aurez pas ma liberté de fumer! Na!
Jusqu'à mon anniversaire dernier (il y a donc deux mois) où je fêtais dignement mes ... ans (je n'ai pas d'âge réel, c'est bien connu.) Et mon frère, ce génie du cadeau, m'a offert une e-cigarette, une Ego-T, pour ne pas la nommer, dont voici la représentation :
Je vapote en Ego-T!
C'est beau comme du veau, avouons-le! Alors, que dire de l'Ego-T? Et bien, tout d'abord, c'est hyper classe, et ça, c'est un argument de poids en ce qui me concerne. En plus... ça MARCHE! Et même très bien, c'est même nettement plus agréable que la vraie cigarette. Si, si! croyez-moi! J'avais déjà essayé les cigarettes électroniques, mais elles ne m'avaient pas convaincu, car il fallait tirer comme un malade dessus pour avoir un semblant de sensation de bouffée, et on finissait par ressembler à un chacal asthmatique.
Rien de tel ici. De plus, aucune odeur,(et oui, la fumée que l'on dégage est de la vapeur d'eau) et à part la nicotine (qu'on peut même réduire) on ne consomme plus tous les produits dégueux présents dans la clope (goudron et autres joyeusetés) et le côté gadget à la Iphone est extrêmement ludique (en tout cas pour moi, mais vous connaissez déjà mon obsession de l'Ipad). Certes, on pourra objecter qu'on n'a pas le recul nécessaire sur la chose, mais avouez que ne plus consommer 95% de cochonneries, sans compter l'odeur qui disparait, c'est déjà énorme! En plus, le e-liquide qu'on met dans la cartouche peut prendre tous les parfums qu'on pourrait trouver chez un glacier : sans compter les diverses fragrances de tabac, on peut "fumer" (en fait "vapoter") de la fraise, du chocolat, de la pêche, du melon, de la menthe, etc...
C'est là le petit hic! Car, c'est mon cas, on est fortement tenté d'essayer tous les parfums, ce qui fait bobo au portefeuille. Mais en restant raisonnable (pas comme moi) on peut rester décent niveau dépenses. 
Alors, peut-être n'est-ce pas véritablement un substitut ou un moyen d'arrêter la clope (il y a débat à ce propos) mais on garde le geste, la sensation agréable de fumer, et même, la vraie clope vous paraît très vite (et sans effort) immonde!
C'est déjà beaucoup!
En plus, l'esthétique de l'E-cigarette la rend élégante et rappelle un peu le fume-cigarettes des vieux polars. Classe, je vous dis!
Je ne vous mets en lien que le seul site où je m'approvisionne, sachant que d'autres très bons sites en vendent (mais je ne les connais pas). Peu de boutiques réelles existent, ce qui est un peu embêtant, je l'avoue :

PS: je vous mettrais (le temps que je la retrouve) une vidéo (très kitsch) d'une mémé du far-west expliquant comment nettoyer son Ego-T (ce qui fait faire des économies, croyez-moi!)

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samedi 11 juin 2011

éloge de ma faignasserie...

Comme je pars en weekend dans un endroit paradisiaque(pourtant bien français) dont je tairai le nom("because" c'est mon endroit à moi!), et que je dois aussi travailler, (si si!) pas de post pendant environ une semaine.
Donc, en gros, un post pour dire que je vais bosser et glander! C'est nul, je sais, mais ça fait plaisir quand même.
Mais, promis!, je reviens très très vite avec des posts "indispensables" comme toujours.
Bon "ouiquende" à tous!
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vendredi 10 juin 2011

Pas fou des chants de messe!

Dans une vie antérieure, j'allais à la messe. Pas contraint et forcé du tout d'ailleurs. Pour ceux qui ne le sauraient pas, il y eut dans les années 70, 80 (après Vatican II), une nouvelle génération de prêtres et de messes beaucoup plus "tendance", aux airs un peu beatniks et qui aurait pu présager d'une saine progression de l’Église, si cette saine progression n'avait pas été freinée et même stoppée net par ceux-là même qu'elle effrayait (ce qui nous vaut notre "géniale" Église actuelle très made in 19ème siècle). Mais bon, on n'y peut rien, c'est comme ça.
Les messes étaient donc plutôt cool, pas d'obligation de se confesser(sauf que ça permettait d'éviter les dictées du samedi matin) et pas de catéchisme virulent. Une Église plutôt sur la bonne voie... Mais, justement, pas avec les "bonnes voix"... Car les chants de messe étaient (peut-être sont-ce toujours les mêmes) très moches, mal chantés, et très très cucul la praloche au niveau paroles (je ne cite pas un "laisse-toi visiter par le Christ, car il t'aaaiiimmmeuh!" un brin vicelard qu'on a dernièrement changé en "laisse-toi regarder par le Christ"!)
D'ailleurs tous à peu près semblables au niveau mélodies et lyrics. On les chantait en fermant nos oreilles internes et en évitant, tant bien que mal, les fous rires à la vue de sœur machintrucmuche qui battait la mesure avec tant d'entrain qu'elle en envolait ses jupons. Bon, rien de bien grave et pas de quoi nous dégouter (enfin pas trop) de la messe. M'enfin, pas top!
Mais je n'ai compris que dernièrement le pourquoi de cette catastrophe mélodique. Et oui, Vatican II fut une excellente chose (dont l’Église actuelle détruit l'esprit, à mon sens), mais comme on y a décidé que la messe ne serait plus en latin, il a fallu dare dare pondre une série de chants, les anciens (litanies de "dominus vobiscum" et autres) ne faisant plus l'affaire... Pour faire un chef-d’œuvre, il faut avant tout un excellent artiste, mais il faut aussi du temps... et le temps, on n'en disposait pas! on prit donc modèle (enfin, je pense) sur ce qui pouvait éventuellement plaire à un nouveau public sans être too much. On n'allait donc pas faire des chants de messe inspirés des Stones ou de Iggy Pop! On "composa" donc des chants à la chaine, chants, à peu près tous, dans l'esprit du "Dominique, nique, nique"(sic) de "Sœur Sourire", spécialement niais, malgré son "nique, nique" involontaire(?)
Alors bon, un chant nunuche, ça va, mais que des chants cruches... on comprend que Dieu fasse parfois la sourde oreille...


PS: une contrepèterie bien graveleuse se cache dans le titre de ce post!
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jeudi 9 juin 2011

Parler aux filles "en forme(s)" (3) : comment ruser...

(suite et fin de Parler aux filles "en forme(s)" (1)  et  Parler aux filles "en forme(s)" (2) : la vengeance de la fille "qui se tait pour l'instant"!


Après avoir étudié la vexation de la fille qui s'est tue pendant assez longtemps, posons-nous enfin la bonne question:qu'aurait donc du répondre "pôv'gars" pour éviter LE Drame?!
"Facile!" me direz-vous. Peut-être... et peut-être pas...
Tout d'abord, la solution la plus simple, user d'un adjectif superlatif et néanmoins neutre comme "magnifique!", "splendide!", "sublime" etc... A priori, vous devriez vous en sortir bien. Sauf que... et ben, sauf que votre dulcinée peut être soit un peu parano, moyennement parano ou BEAUCOUP parano (là, c'est vraiment compliqué, je l'admets, mais après tout c'est vous qui l'avez cherchée, votre douce!)
Pour la petite ou la moyen parano , une question glissera de ses douces lèvres : "ok, mais t'as rien remarqué? vraiment rien?"
Comme vous n'êtes pas, à priori, styliste ou fashionophile, peu vous importe qu'elle ait une "new dress", vous la trouvez "la plus belle" (ajoutez donc:"comme toujours" d'un air convaincu, mais d'ailleurs vous l'êtes, convaincu!) et c'est ça qui importe. En lui tenant ce discours simple et franc, vous devriez éviter les bouderies et aurez même droit à un gros bisou. (et plus si affinités, parce qu'après tout, nous aussi nous le valons bien) Que vous ne connaissiez rien à la mode permet à NDG (cf posts ci-dessus) de sentir une supériorité de modeuse se glisser en elle d'un "Pff, t'y connais rien", l'air cependant attendri. Après tout, cette méconnaissance du "staïle" lui, permettra de vous relooker coquètement comme un grand "Ken de Barbie" et par la même de vous tripoter. (et vous aussi! pensez-y) Et puis, avouez -le, ça ne vous déplait pas:après tout NDG fait parfois semblant d'être nulle en bricolage de bagnole histoire de laisser le superman qui est en vous s'exprimer... et puis aussi parce que ça la fait vraiment chier!
Si par hasard, car ce cas de figure est de plus en plus courant, vous vous y connaissez réellement en "fashion", vous ne pouvez bien entendu pas tenir le même discours : si vous êtes véritablement le modeux que vous pensez être, vous avez forcément vu que votre "girl" avait une  "new dress", si ce n'est pas le cas, à vous de vous démerder. Ou alors acceptez une fois pour toute que vous n'avez pas un aussi bon coup d'oeil que ça. 
Vous pouvez dévier sur l'humour (mais teinté de sincérité, sinon NDG croira que vous vous moquez d'elle) d'un "ta beauté m'éblouit tant que j'en oublie ce que tu portes!", NDG peu ou moyen parano sourira malgré elle, doutera un peu de votre sincérité, mais vous pourrez quand même vous sortir de ce piège.

Par ailleurs, il est possible que la tenue nouvellement acquise ne vous plaise pas du tout (et ce n'est pas parce que vous avez des goûts de chiotte, non mais!), ne le dîtes surtout pas comme ça! Il sera beaucoup plus fin, et si vous vous y connaissez un peu en mode, de dire : "tiens dans les magazines et sur les autres, c'est pas terrible, mais sur toi, ça rend pas mal du tout!" Ne soyez pas trop dithyrambique sur la tenue en question, sinon vous risquez fort de la voir portée à toutes les sauces. Glissez plutôt évasivement sur un autre sujet malgré les "ah bon, t'aimes pas?" en insistant (lourdement?) sur la beauté naturelle de votre copine qui n'a après tout pas besoin de "ça"! NDG boudera quand même un peu (ben oui, elle vient de dépenser du fric pour une tenue qu’elle ne mettra jamais) mais vous en serez quitte rapidement.

Maintenant, se pose le cas de figure de NDG version BEAUCOUP parano... Et bien là, force est de vous avouer qu'il n'y a rien à faire. Quoique vous fassiez ou disiez, NDGBP (oui, j'écris comme je veux!) fera les mauvaises questions-traductions-réponses avec une mauvaise foi sans merci. Rien à faire, je vous dis...Mais de toute façon, entre nous, vous ne seriez pas un brin maso?

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mercredi 8 juin 2011

"Je sais que je... " Roman chapitre 7

Sur ce lien : "Je sais que je..."Roman chapitre 7, retrouvez la suite des aventures de Juliette.
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mardi 7 juin 2011

Le supplice du Menu!

Il est des cauchemars récurrents qui vous traumatisent un Homme! Le mien a les couleurs et l'odeur d'une carte de restaurant!
A priori, me direz-vous, rien de plus plaisant et sympa qu'un menu de resto.Certes... Mais pas quand, comme moi, vous mettez 3 heures à choisir! Tout d'abord, une sortie au resto réussie répond, selon moi,  à plusieurs critères draconiens : un cadre original, sympa et accueillant (foin de ces restos trop blancs qui vous explosent les yeux et vous empêchent, au final, de bien bouffer); un service chaleureux et pas trop "j'me la pète grave" (pas si évident à Paris); une bouffe qu'on ne ferait pas forcément chez soi, à la fois un peu (mais pas trop quand même) originale et, surtout!, copieuse!! Ben oui, je suis un gourmet-goinfre qui aime avoir une assiette qui représente à peu près tout ce que le resto choisi peut offrir de bon. Le menu "découvertes" aurait donc ma faveur, mais ce menu fourre-tout destiné aux goinfres indécis tels que moi n'est malheureusement disponible que dans trop peu de restaurants...
Alors, le cauchemar commence. Je scrute les assiettes des voisins, je les hume au passage, je les regarde l'oeil hagard, prêt à millimétrer leurs contenances. Je fais des "heu, ben.. Y a quoi dans le machin? Et avec le truc je peux avoir ça ET ça?" etc... Bref, j'emmerde le serveur et la ou les personnes de ma tablée.
mais je n'y peux rien : je veux LE plat le plus fin, le plus copieux, le plus original et qui présente un rapport qualité-quantité-prix imbattable! Le Saint Graal, tout simplement...
Une fois le plat choisi, on pourrait penser que je me détends enfin du calbute pour profiter de conversations forcément choisies, l'humeur disponible et allègre pour mes convives. Que nenni... Se bousculent dans mon cerveau polynévrotisé de sombres, très sombres pensées : "Merde, je suis sûr que j'ai pris le plat le moins bon! Est-ce qu'il a compris que si je demandais des pommes sarladaises et des épinards, c'était pas pour me retrouver avec une mini portion de chaque? AARGH, j'aurais du prendre le plat de ce mec là-bas, à l'autre bout du resto! Est-ce qu'il va me servir en même temps que les autres?"etc...

C'est là que les restos japonais font bien les choses (quand ils ne font pas de pub mensongère) : fournir les photos des menus et plats à choisir. Reconnaissons que c’est une avancée capitale dont bien de nos restos devraient s'inspirer, même si ça rend la carte pas "classe" et cheap. (mais mon ventre goulu n'en a rien à péter de la "classe" et du chic dans ces cas-là!)
Et puis de belles photos de navarins et autres bourguignons feraient saliver et perdre la raison du porte-monnaie, du moins en ce qui me concerne.
En attendant cette avancée technologique capitale, je continue donc à me réciter des litanies de "merde, merde, merde, merde et merde!" intérieurs.
Et quand le plat arrive? Et bien généralement, je suis relativement satisfait et soulagé que mon choix soit peut-être le bon... Quoique les assiettes de mes voisins ont l'air pas mal... Pas mal du tout même!... "Dis, je peux goûter? Hmmm, c'est vachement bon!! Quoi? tu veux goûter à mon plat?! ça va pas bien, non?!!! c'est MON plat que j'ai mis toute la souffrance du monde à choisir, goujat(e)!"
Bon appétit à tous!
PS : il va sans dire que je veux également le plat le plus imbattable niveau quantité-prix-qualité ET qui ne fait pas grossir, voire qui ferait maigrir. Comment ça "dans mes rêves"?!
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lundi 6 juin 2011

Dieu(x) ou "marketing(s)"?


Derrière ce titre un peu pute et accrocheur se cache un post sur le Religieux qui ne pourra évidemment pas faire le tour de la question. Je ne donnerai que mon avis et, comme tout avis, il est donc purement subjectif. Mon avis sur quoi donc? Et ben mon gars (pour changer) sur la ou plutôt les religions. Je parle de TOUTES les religions, passées, présentes, à venir et même de la non-religion(athéisme, agnosticisme et autres) qui est peut-être, en réalité, une forme de religiosité aussi.
Pour faire court, pourquoi une religion à la base? Parmi de multiples raisons l'une des plus importantes est la  peur de l'inconnu, du néant, cela pouvant dès lors déboucher, selon les époques et les cultures, sur des rituels qui peuvent paraître plus ou moins superstitieux. Mais après tout chaque époque a ses propres superstitions. Peur de l'inconnu et du néant et donc, par extension, peur de la mort, ou plutôt de sa mort. Car dès que l'on peut comprendre(du moins il me semble avoir  toujours intégré physiquement et pas seulement intellectuellement ce principe)que, comme l'aurait dit Anaxagore, "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" et bien le néant en tant que vide absolu ne pourrait que difficilement exister. Il reste, bien entendu, que, puisque je vais certainement me "transformer" après cette "mort", je n'existerai pas en tant que "Guigui", avec ma conscience de "Guigui", et peu importe d'ailleurs puisque ce vide, qui est à la base (en général) de toute religion, n'existe pas en tant que "vide".
Alors pourquoi la nécessité d'une religion? Car une religion est certainement plus ou moins nécessaire, tout comme l'est la politique dès lors qu'il y a groupement humain et société.
Une religion est la forme et l'expression "culturelles" et donc "marketing" de cette volonté d'expliquer ou de se voir expliquer ce mystère du néant, tout comme la politique n'est que l'expression du pouvoir temporaire. Elle peut être alors obsolète si les tenants d'une religion existante depuis (trop?) longtemps refusent de la faire évoluer avec la société qui l'a fait naitre et est donc censée la "nourrir" à tout point de vue. Dès que l'on comprend que religion et politique sont de la même famille, on saisit mieux son fonctionnement : créateurs du "parti", idéalistes et honnêtes; prêcheurs et prosélytes pour faire entrer telle ou telle personne (parfois contre son gré) dans tel "parti"; déviation du but initial de l'idée politique et/ou religieuse car confrontation au pouvoir et à l'administration d'un trop grand nombre d'adhérents, etc, etc...
Pas de quoi s'offusquer, c'est l'Homme qui fait la religion. Et Dieu(x) dans tout ça? Et bien on pourrait dire que ce(s) "Dieu(x)" en tant qu'entité(s) impalpable(s) et extérieure(s) à soi n'existe(nt) pas puisqu'à mon sens, on devrait plutôt parler de "conscience du divin", une conscience qui, dès lors, est "en nous" liée à notre propre existence.
Le choix ou non d'une religion dépend finalement plus de sa propre culture, de sa personnalité, mais également du lien social, culturel et temporel que l'individu entretient avec le monde qui l'environne. Ce n'est pas tant la religion qui s'exprime par la bouche de l'être humain que l'être humain qui l'habille de ses propres vêtements (moches ou pas), on comprend donc mieux le fanatisme ou son contraire, puisqu'on a les mêmes exemples en politique.
Bref, ce post ne fait qu'effleurer ce sujet, et on aurait certainement beaucoup plus à dire sur la question.
Reste que religion ou pas, croyant ou non, sur le fond, on n'en a rien a battre, le tout est de vivre au mieux en société...avant tout...
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samedi 4 juin 2011

Le régent (dé)masqué

diamant "le Régent"

Je ne vais pas faire œuvre de grande originalité aujourd'hui puisque je vais parler (somme toute fort peu) de DSK. Qu'il soit coupable ou non, là n'est pas la question, du moins dans ce post. Qu'il soit un prédateur sexuel ou simplement un homme à femmes, je laisse chacun juge. En fait son cas ne m'intéresse pas plus que ça. Je résumerai donc en une simple phrase que, oui, si il est coupable, cet homme est à blâmer, et même plus. Mais les discussions autour de cette affaire ne me plaisent que très moyennement et révèlent surtout quelques unes de nos mauvaises facettes cachées. Notez bien que je me mets dans le lot par pur souci (démago?) de ne pas me la péter trop grave. Je passerai également sur les "ouais, c'est honteux, le fric qu'il a!" Il (ou Anne Sinclair, je n'ai pas trop compris) est riche? Et alors? Moi pas, et je ne vais pas teinter d'aigreur mon humeur pour autant. De toute manière, et là je reconnais être ultra snob, si on étale son fric avec classe et distinction, ça ne me dérange pas, tout est dans le style. ( une montre qui serait siglée Vanessa Bruno oui, la Rolex, non!) De toute façon, un riche jouerait-il au pauvre, histoire d'avoir l'air "proche du peuple"(sic) que l'on crierait encore à l'hypocrisie ou à la ladrerie.
Je le répète, tout est question de modération et de bon goût. Je précise que je ne suis pas du tout fan de DSK qui ne m'a jamais été sympathique, je ne juge pas là l'homme politique (dont je ne connais rien étant parfaitement imperméable à la politique) mais ce que dégage l'être humain, la preuve étant que je n'ai compris que depuis très peu qu'il était censé être socialiste, ce qui n'est pas bon signe avouons-le.
Bref, revenons à nos biftons! Là où je ne rentre pas du tout dans le jeu, c'est à propos de l'amalgame entre vie privée dissolue et capacités professionnelles. Je suis moi-même beaucoup plus proche d'une sereine tranquillité intime que de la boulimie sexuelle, j'arrive quand même à comprendre que le libertinage des sens n'empêche pas un être humain d'être un bon dirigeant, tant que sa sexualité ne vire pas à la perversion pathologique. Précisons d'ailleurs que toute perversion obsédante d'ordre sexuel ou autre vient bien évidemment altérer le jugement d'un individu qui, dès lors, risque en effet de faire preuve d'incompétence. Mais nous parlons dans ce cas de vrais grands malades, au sens pathologique du terme. Car que demande-t-on à un politique? La réponse est très claire : il suffit de lire l'indémodable "le Prince" de Machiavel. Un dirigeant doit être rusé, fin, intelligent (mais finalement pas trop quand même) et diplomate. Dès lors, il peut être une parfaite "ordure" dans le privé (je grossis le trait, ne criez donc pas au scandale).
Je m'excuse, mais les Bisounours idéalistes ne font pas nécessairement les meilleurs meneurs d'Hommes, c'est malheureusement comme ça depuis la nuit des temps. Je serais personnellement à mettre dans la case Bisounours et je sais parfaitement que je ferais un chef d’État catastrophique. Il faut, bien entendu, des êtres d'exception réellement intelligents et donc "bons" dans le sens Absolu du terme pour contrebalancer et modérer les êtres de pouvoir. Mais se confronter à une masse à gouverner signifie aussi renoncer à une trop grande utopie. Sinon, on a très vite fait de devenir grandement misanthrope.
Je ne parle donc pas de DSK dans ce post, mais de ce qu'on attend de quelqu'un qui dirige un État ou un simple groupe. Si en plus d'être intelligent(e) (mais pas trop), diplomate et efficace, il ou elle s'avère être un homme ou une femme fidèle à son conjoint parce qu’il l'aime (et non par convention religieuse et sociale), je dis tant mieux, mais ne rêvons pas trop! Les USA ont dernièrement connu un Bush fidèle à son épouse et bourré de principes pris sans aucune mesure au pied de la lettre, est-ce vraiment souhaitable pour nous?
N'étant pas spécialiste du monde contemporain, je citerai deux exemples que je maîtrise peut-être un peu mieux : la reine Marie Ière d'Angleterre et le Régent de Louis XV, Philippe d'Orléans. La première était une femme de principe, plutôt intelligente et pas si antipathique qu'on peut croire, mais sanglée dans une religiosité et un extrémisme (plus ou moins dicté par le désir politique) qui lui ont valu le doux surnom de "Marie la sanglante" (d'où le cocktail très Berk!: le "Bloody Mary", mélange de jus de tomates et de vodka). On peut également, du côté protestant, citer Calvin, particulièrement insupportable de sévérité.
Le second, régent de Louis XV au début du 18ème siècle, était un homme qui fit presque l'unanimité contre lui à la fin du règne de Louis XIV, tant ses mœurs étaient (supposées?) dépravées et immondes (avec, entre autres joyeusetés, l'inceste avec sa fille ainée, ce qui n'a jamais été prouvé). Il reste, à posteriori, que cet homme était un franc "queutard", accumulant maîtresses et parties "fines"(sic). Et bien cet homme là (que j'aurais peut-être moi-même détesté à l'époque) a sans doute permis à la monarchie de survivre un peu, car l'image du "Roi Soleil" aurait tendance à occulter une fin de règne désastreuse pour la France. Ce régent n'a pas fait de miracles mais il en était conscient, il a avant tout agi avec ruse, finesse et diplomatie, tout en sachant que la plupart le haïssait et que la nature humaine n'était pas vraiment lumineuse. Au final, le très jeune Louis XV a récupéré un royaume relativement en paix (pas pour longtemps) qui fit de son jeune souverain un "bien aimé" durant quelques petites années. De son côté, le régent mourut dans un mépris quasi général, en grande partie à cause de sa vie "dépravée".
Je voudrais donc conclure ce post peut-être un peu aride en précisant ce que l'Histoire nous apprend régulièrement : tout est à examiner sous l'angle de la modération.




PS : rien à voir avec ce post mais,  apparemment, il est (presque) impossible de laisser des commentaires sur le blog, j'essaie de trouver la solution au problème et vous tiens au courant
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vendredi 3 juin 2011

"Ma double vie"

Non très cher lecteur, je ne parlerai pas de ma "passionnante" vie dans ce post, je n'en ai déjà qu'une et c'est bien assez comme ça. La "double vie" dont il sera question ici, c'est celle de la grande tragédienne du 19ème siècle, la Madonna de l'époque (niveau starisation) : Sarah Bernhardt (dont j'écorche régulièrement l'orthographe patronymique)!
Sarah Bernhardt à ses débuts par Nadar

 Je vous ai déjà parlé dans un post précédent ("la reine Bertière") de mon goût pour les mémoires et autres témoignages de personnages historiques. J'aimerais vous le faire partager. Ceci dit, je reconnais que certains de nos aïeux n'avaient pas forcément une écriture très accessible ou bien que certains textes étant particulièrement anciens, il faut un peu de pratique pour s'immerger dedans et en apprécier l'esprit. Je vous conseillerai donc de faire un premier pas dans la lecture de mémoires en lisant celles de Sarah Bernhardt, qu'elle a si justement intitulées "ma double vie". Si justement? peut-être pas... Car ce n'est pas deux, ni même trois vies qu'à vécues la "Grande Sarah", mais bien une dizaine! Nous ne pouvons qu'imaginer actuellement l'adulation du public pour cette femme si particulière. J'ai pris comme exemple Madonna, et je crois (si on met de côté l'aspect "actrice") que la comparaison n'est pas trop forte. Sarah a été très célèbre dans le monde entier, a fait de triomphales tournées jusqu'aux USA, fut idolâtrée par les plus grands, était une femme d'affaires hors pair, a su cultiver son image d'une manière avant-gardiste et a été l'une des-si ce n'est la-vedettes les mieux payées de l'époque. N'étant pas tout à fait partie de rien (une mère courtisane plutôt argentée) elle a fait cependant un parcours de vie comme il n'en existe que deux ou trois par siècle dans le monde artistique.
Sarah Bernhardt (affiche de "Médée"par Mucha)

Bon, c'est bien beau de faire l'article comme ça, mais Sarah n'en a pas besoin. Si je vous conseille ses mémoires c'est que, contrairement à bien des mémoires y compris contemporaines, son style est indescriptible et captivant. Elle les a écrites elle-même et a toujours refusé, de son vivant, que d'autres les écrivent, on comprend pourquoi! L'originalité de ce qu'a du être cette femme, sans doute difficile à vivre au quotidien mais qui fascinait tout le monde, cette originalité transpire à travers tout son texte. Son écriture est drôle, acérée, truffée de "coups de théâtres", avec un don pour rendre vivants les descriptions et les dialogues. Son style est extrêmement vif, et son talent est tel qu'elle se présente, avec beaucoup d'humour, sous des traits parfois peu avenants mais qu'elle rend attachants d'un coup de plume très moderne. Car c'est un des rares auteurs du 19ème siècle dont le style ne soit justement pas 19ème! J'aime beaucoup la littérature de ce siècle, mais je reconnais que certaines longueurs typiques m'endorment plutôt qu'elles ne me font rêver. Ce n'est pas le cas de la "double vie" de Sarah, qui ravigote sec! On n'évite pas, bien entendu, quelques tournures comme "brave homme" ou "brave fille" (pas péjoratives à l'époque) mais l'ensemble n'est que modernisme, talent et humour.
Son jeu théâtral, caractéristique de cette époque et donc grandiloquent et ampoulé, nous paraîtrait maintenant ridicule, mais le génie de cette femme reste indéniable et ce génie là, elle sait le transmettre dans ses mémoires. Elle le fait d'ailleurs quasi involontairement. On sent qu'elle a conscience de son originalité mais que cette personnalité différente des autres lui est naturelle:Sarah Bernhardt n'aurait pas pu être quelqu'un d'autre que Sarah Bernhardt, sinon elle serait devenue folle. On n'est d'ailleurs jamais très loin de la folie concernant une femme qui achète lions, singes, panthères et caméléons, non pas par snobisme mais simplement parce qu'elle en a envie, comme un petit enfant. Mais cette folie là est foncièrement attachante. Sarah nous est supérieure mais ne nous prend jamais de haut.
Autre avantage, concernant des mémoires, c'est que l'introduction d'éléments et de personnages historiques ne se fait pas dans un étalage-catalogue indigeste et morne, les faits et les "people" de l'époque apparaissent naturellement, comme si Sarah nous disait : "tiens! il y a untel qui est là, je vais te le présenter!" L’Histoire vient  donc se glisser dans notre esprit sur le mode de l'intime et de la-brillante-conversation. Ce qui m'émeut particulièrement dans ses mémoires (mais c'est le cas de nombreuses mémoires), c'est l'humanité profonde et moderne de cette femme. On a tendance a oublier que, sous les costumes d'époque figés par les peintures et les portraits, se cachent des êtres proches de nous. Les mémoires permettent de juger combien quelqu'un, parfois mort depuis des siècles, a pu nous ressembler et penser comme nous... Avec quelques différences bien sûr!
J'ai donc dévoré et re-dévoré  la "double vie" de Sarah. J'aurais juste un reproche à lui faire... Ben oui, Sarah! C'était bien joli de nous faire des mémoires aussi géniales, mais elle est où la deuxième partie? (Sarah Bernhardt a vécu jusqu'en 1923, mais ses mémoires s'arrêtent vers 1880-90)


"Ma double vie" Sarah Bernhardt ( Phébus-libretto, poche)
Fnac : "Ma double vie" S. Bernhardt
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